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La Fondation canadienne des femmes : le futur au féminin

2 mar 2018

Afin de souligner l'importance de s'entraider, Simons fait don de 10 % des ventes réalisées le 8 mars à la Fondation canadienne des femmes.

#JournéeDesFemmes

Nous nous trouvons dans une période incroyable pour la gent féminine.
Que ce soit à travers la Marche des femmes, ou encore le mouvement #MoiAussi (#MeToo), des victoires sont remportées au quotidien. Au sein de cette lutte qui vise à briser les cycles d’inégalité, de violence et de pauvreté, la Fondation canadienne des femmes (FCF)
est un allié indispensable.

 

Au cours des 25 dernières années, la Fondation a changé la vie de plus de 250 000 femmes en finançant un nombre considérable de programmes communautaires à portée locale ou nationale. Nous tenons aujourd'hui à vous partager quelques-unes de ces histoires, qui illustrent d'elles-mêmes ce pourquoi Simons a voulu s'associer à cet organisme.

Voici une statistique éloquente : lorsque les adolescents ont accès à de l'information et des programmes axés sur les relations interpersonnelles, ils deviennent 87 % plus susceptibles de distinguer ce qu'est une relation saine, et 81 % plus susceptibles de choisir des amis qui les respectent.

« Apprendre aux adolescents les fondations d'une relation saine est un élément crucial afin de mettre fin à ce cycle de violence, et c'est pourquoi la Fondation est impliquée auprès d'eux », dit Anuradha Dugal, directrice des initiatives et politiques communautaires à la Fondation. « Nous ne pouvons pas prévenir la violence sans commencer à la source.
Ils doivent être éduqués. »

La Fondation s'associe à des organismes locaux à travers le Canada afin d'offrir des ateliers sur le consentement, la communication et l'empathie. « Le plus triste, c'est de voir des garçons qui ont été témoins de violence, et qui continuent sur cette trajectoire », dit Anuradha. « Ils assimilent ce modèle de pouvoir, de contrôle, et ils commencent à intimider à l'école parce qu'ils ne veulent pas être victimes. Ils doivent apprendre
ce qu'est un bon modèle comportemental. »

Une approche similaire est employée afin d’aider les femmes victimes de violence. La Fondation cherche à les appuyer tout au long du processus de reconstruction de leur vie, en commençant par les refuges, puis l’aide juridique, la formation professionnelle, la localisation d’un logement abordable et le suivi psychologique. « Il existe des ressources extraordinaires comme Hébergement femmes Canada, mais il y en a beaucoup moins pour rebâtir leur vie. Nous essayons d’offrir un soutien à tous les niveaux afin qu’elles soient moins vulnérables et qu’elles ne retournent pas chez leur partenaire. »

Une pièce importante du casse-tête est le lobbying pour une législation visant à protéger les femmes qui se trouvent dans une situation de violence domestique précaire. « Personne ne devrait avoir à choisir entre un chèque de paie et sa sécurité », affirme Indira Naidoo-Harris, ministre de la Condition féminine. « La réalité, c'est qu'il existe beaucoup d'obstacles à l'abandon d'une relation malsaine, y compris le fait de devoir s'absenter du travail. »

Encore aujourd'hui, les statistiques sont inquiétantes :
300 femmes et enfants se voient refuser l'accès à un refuge chaque nuit au Canada parce qu'ils sont complets. 1,5 million de femmes au Canada vivent avec un faible revenu. Aussi peu que 14 % des filles âgées de 11 à 15 ans disent avoir confiance en elles. Et les femmes sont toujours 60 % moins susceptibles que les hommes de passer d'un poste de gestion intermédiaire à un poste de direction. Mais la Fondation commence à faire évoluer les choses, une vie à la fois. 

Grâce à coup de chance (mais surtout grâce à sa motivation et sa persévérance), Elizabeth Correia a obtenu une place dans un programme d'entrepreneuriat financé par la Fondation alors qu'elle se remettait d'une chirurgie urgente au cerveau. Elle a soumis sa candidature après qu'un ami lui ait parlé de ce programme. Deux semaines plus tard, Elizabeth obtenait une entrevue et était admise.

Elizabeth, maintenant conférencière, coach et auteure, a grandi dans la pauvreté, au sein d'un environnement violent. « La vie avant le programme d'entrepreneuriat était remplie de doute, de procrastination et d'un manque de concentration », se souvient-elle. Son enfance a eu un impact significatif sur son estime personnelle et sur les choix qu'elle faisait. Toutefois, l'impact le plus grave était sur son état d'esprit : « Je savais que je pouvais changer le monde, mais je doutais de moi. Énormément. »

« Les femmes qui ont créé le programme, qui m'ont encadrée et qui m'ont aidée à traverser certains des moments les plus sombres m'ont ramenée à la vie. C'était une période très ardue pour moi, et j'étais donc ouverte au changement. À être aimée. À réussir. À donner le meilleur de moi-même. À travers ce programme, j'ai appris à m'aimer! »

Aujourd'hui, Elizabeth est une source contagieuse d'inspiration et de motivation.
« Peu importe votre passé, d'où vous venez ou ce que vous vivez actuellement, vous avez le pouvoir de créer la vie que vous désirez. Il n'a jamais été aussi facile de démarrer et de gérer une entreprise.
Le soutien et les ressources nécessaires se trouvent autour de vous et, plus important encore,
le pouvoir de le faire est en vous. »

Elizabeth attribue une grande partie de son succès au programme d’entrepreneuriat. « Si j'avais une baguette magique, je mettrais ce programme à la disposition de toutes les femmes du monde dès l'âge de 12 ans », affirme-t-elle avec conviction. « Je ne peux même pas imaginer où j'en serais aujourd'hui si j'avais commencé ces projets d'entrepreneure plus tôt. »

Ses derniers mots : « Croyez en vous, et vous pourrez! »
 

Quand Cecilia, âgée de 10 ans, s'est jointe aux Scientifines, un club financé par la Fondation qui cible les filles à risque dans l'un des quartiers les plus défavorisés de Montréal, elle ne savait pas à quoi s'attendre. Elle s'ennuyait après l'école et avait besoin d'aide pour faire ses travaux. Maintenant, Cecilia est une scientifique en herbe bouillonnant de confiance et de motivation. « Parfois, à la maison, je ne savais pas comment faire certaines choses, mais aujourd'hui, oui. En plus, j'ai appris qu'il n'y a pas de limites à ce que les filles peuvent faire! » s'exclame-t-elle.

« C'est exactement le regain d'estime de soi que les fondatrices souhaitaient entraîner lorsqu'elles ont créé le club il y a 30 ans », explique Valérie Bilodeau, directrice du programme. « Il a été lancé par des femmes qui étaient en psychologie et en travail social. Elles ont choisi la science afin de développer l'autonomie des filles, puisque c'est un domaine très concret à travers lequel on observe des résultats. »

Selon la Fondation, les garçons sont deux fois plus susceptibles de poursuivre des études en science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) que les filles ayant les mêmes résultats scolaires. Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que les filles qui obtiennent les meilleurs résultats en mathématiques sont encore moins susceptibles d’entreprendre des études en STIM à l’université que les garçons qui obtiennent les plus bas résultats. Par contre, celles qui fréquentent une école pour filles sont deux fois plus enclines à étudier la physique à l’université. Ces faits suggèrent qu'il existe toujours une idée préconçue dictant que certains sujets sont « traditionnellement masculins ».

Les Scientifines étaient ravies des résultats d'un récent sondage réalisé auprès d'anciennes protégées de 18 à 25 ans : 95 % avaient terminé leurs études secondaires, 17 % avaient un diplôme universitaire et 78 % étaient encore à l'école, dont 23 % étudiant dans un domaine lié aux STIM . « Plus important encore, même si elles n'ont pas choisi la science comme carrière, elles nous ont dit que la rigueur du raisonnement scientifique les a aidées à aborder certains problèmes et à prendre des décisions dans leur vie », dit Valerie.

Le financement n'a pas toujours été facile, car l’aide gouvernementale change d’année en année. « La Fondation nous donne suffisamment d'argent pour une période de quatre ans afin que nous puissions tout planifier. Cela fait une énorme différence », explique Valerie.