Carnet 1840

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Créateurs

Récupérer, jouer, composter.

« Notre petite entreprise montréalaise confectionne à la main des jouets avec des tissus récupérés en fibres naturelles », explique Camille, fondatrice de Ouistitine. Ces créations épurées et intemporelles, fabriquées à partir de matières existantes, caressent doucement l’imaginaire.

Chez Ouistitine, pas question d'infantiliser la clientèle, peu importe son âge. « L’enfant lui-même a une certaine sensibilité et l’intelligence de la beauté des choses », explique Camille. Dans un monde où les enfants sont hyperstimulés, voilà qui vient apaiser le rythme effréné de la vie moderne. « Avoir du beau dans le quotidien, ça fait toujours du bien », déclare la designer. Cette propension pour la beauté s'étend à l’essence même des jouets de Ouistitine : les fibres naturelles se font douces au regard comme au toucher, en plus d’être écologiques et d’assurer une durabilité supérieure. 

Le beau s’alimente également d’un souffle du passé. « J’aime beaucoup l’histoire et les choses antiques », explique la créatrice. Ces jouets inspirés d'autrefois nous invitent à remonter à la source des besoins d’un enfant : un côté réconfortant qui dure, sous la forme d’un objet qu’on peut trimballer de la naissance à l’âge adulte. « Ils peuvent plaire à tout le monde dans la maison, pas seulement à l’enfant », nous dit Camille à propos de ses créations. En effet, les confections de Ouistitine sont également de jolis objets à intégrer au décor, et de jolis souvenirs à transmettre.

« Il y a des adultes qui achètent des produits pour eux-mêmes car ils les trouvent attendrissants, il y en a beaucoup à qui ça rappelle leur enfance. À travers le jouet, ca peut venir créer un pont entre les générations, ça amène des discussions, ils peuvent transmettre quelque chose qu’ils ont vécu. » 

Huit années se sont écoulées depuis les débuts de Ouistitine, alors que Camille, qui attendait son premier enfant, conçoit un premier patron avec l’aide de sa mère. Aujourd'hui, elles forment toujours le noyau de la compagnie. Un premier toutou voit le jour, et Camille prend rapidement goût à la création. « Les gens qui les voyaient trouvaient ça intéressant, c’était quelque chose de différent », raconte-elle. « Ça s’est transformé en entreprise », dit-elle, « mais au tout début, c’était simplement un projet de maman enceinte ». 

À présent, l’entreprise a besoin de plus en plus de main d’œuvre pour palier au volume. « On est à un moment où la demande est plus grande que ce qu’on arrive à fournir étant donné le type de production qu’on fait. » Puisqu'il engendre des objets uniques fait main à partir de matières récupérées (des couvertures de laine et des chandails de laine bouillie usagés, ainsi que des retailles de lin qu’elles obtiennent de designers locaux), ce projet nécessite une toute autre logistique que des confections en tissus traditionnelles. Par défaut, cela occasionne des collections de produits limitées. « Ça fait partie de la beauté du projet. Ça amène quelque chose d’unique au produit. »

Les jouets sont fabriqués à partir de fibres naturelles à 100 % et ils sont rembourrés avec de la laine bardée, c’est-à-dire le lainage du mouton. « L’article pourrait carrément aller dans le compost », nous explique Camille. Ouistitine crée donc des jouets zéro déchets. « En fin de vie, lorsque le jouet est complètement usé et ne peut être réparé, on peut l'enterrer dans le jardin », déclare-t-elle. 

 « Les gens commencent à s’intéresser à l’origine et aux matériaux, pas seulement à l’endroit où ça a été produit. C’est bien de voir que la population est de plus en plus sensible, et on leur offre quelque chose qui correspond à leur valeurs. » En s’ouvrant les yeux et en jouant, on découvre toute la beauté des matières.

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*Veuillez noter que les articles de ce créateur sont disponibles au Canada uniquement.

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