Carnet 1840

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Créateurs

Le guide de voyage de Coo-Mon.

« Avec le nom de l’entreprise, on comprend l’histoire derrière », raconte Ingrid Agbato, créatrice et fondatrice de la marque. De Cotonou, la capitale du Bénin désignée par le sigle aéroportuaire « COO », à Montréal, la ville d’adoption d’Ingrid désignée par « Mon », on est rapidement attiré par les couleurs de ses accessoires uniques faits à la main. Une invitation au voyage et à la découverte! « Ce que je fais aujourdhui vient de l’expérience de cultures qui cohabitent en moi », raconte la créatrice. « Montréal est intégrée dans mon changement culturel, jincarne aujourdhui une dualité culturelle. » C’est en lançant une ligne inspirée de son histoire que la créatrice vient redéfinir le concept de la mode ethnique.

D’origine béninoise, Ingrid souhaitait porter les tissus traditionnels qu’elle aimait tant, mais différemment. C’est ainsi qu’est née l’idée des accessoires : peu importe nos préférences, ils s’intègrent facilement à la garde-robe, sans qu’on ait à changer nos habitudes. Et surtout, nul besoin d’attendre l’été, saison où les fibres naturelles originaires d’un climat tempéré se portent le mieux, pour les arborer!

Ainsi, chaque accessoire Coo-Mon vient métisser les territoires en affichant une couleur unie inspirée dici, et un imprimé qui lui vient dailleurs. 

Les accessoires Coo-Mon ravivent le style de celui ou celle qui les porte grâce à une mission : visiter des cultures à travers des tissus. « Cest une manière de souvrir aux autres », explique la créatrice. Scientifique de profession (elle complète actuellement un doctorat en Sciences biomédicales), Ingrid n’a pas hésité à se lancer dans la recherche pour en savoir plus. Désirant elle-même explorer des destinations qui lui sont moins familières, Ingrid intègre à ses collections le madras, un imprimé originaire de la Guadeloupe, et le shweshwe, qui vient d'Afrique du Sud. Ces belles découvertes viennent s’ajouter au pagne wax, en provenance du Bénin. Chaque motif a son histoire, ses caractéristiques et ses propriétés que l’on est amené à découvrir. « Ça ouvre aussi à une culture, une curiosité », complète Ingrid. Cela vient également illustrer la complexité et la pluralité culturelle de ces régions. 

C’est au Bénin qu’Ingrid a découvert la couture. Dans son pays d’origine, la confection sur-mesure est la norme. En effet, il n’est pas rare d’acheter du tissu et de se rendre chez le tailleur pour y faire confectionner des vêtements à son goût. Avec son esprit d’entrepreneure, la jeune Ingrid décide alors de s’y mettre personnellement pour ne plus avoir à compter sur autrui. Lorsqu’elle obtient une bourse d’études pour son entrée à la Polytechnique, elle s’inscrit à des cours de couture. Plus tard, alors que la créatrice est installée à Montréal et qu’elle poursuit des études supérieures, elle donne naissance à sa fille. Cet événement est un élément déclencheur. Lors d’une période difficile, elle se tourne vers la couture comme exutoire et la réflexion s’intensifie. 
« Comment transmettre à mon enfant d'où je viens? », se demande Ingrid.

Cétait le début dune grande aventure qui allait marier culture, identité et mode ethnique. 

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